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Épisode 1 (2/2)

Épisode 1 : Un paradoxe temporel (2/2)

Bien installé sur le divan, Sam regardait Le Hobbit, l’épisode 1 de la nouvelle trilogie du Seigneur des Anneaux. Il caressait Pichu d’une main et avec l’autre il remuait la cuillère dans le bol de chocolat chaud posé sur le guéridon à côté de lui. Il était sidéré par le film et les deux mouvements qu’il faisait devenaient de plus en plus machinaux. Le petit chat finit même pas s’en lasser et il remua un peu. A l’écran, on voyait Bilbon qui menait une bataille épique contre une étrange créature, un croisement entre un dragon et une méduse. Le dragon avait coincé le petit être sur le sol avec sa patte et relevait la tête pour foncer sur lui, mais Bilbon pointa sa dague violemment dans la main du dragon et put se dégager à temps pour éviter les crocs de la bête. La tête de la créature émergea de l’écran et arrive jusqu’au nez de Sam qui eut un mouvement de recul brusque. La tête revient vers l’écran et se retourna à la recherche de Bilbon. Sam relâcha sa respiration mais Pichu quitta les genoux de son maître. Il en avait marre d’être réveillé en sursaut à chaque fois qu’un truc sortait de l’écran. Sam s’accrocha encore plus à sa couette mais il remarqua une petite alerte au coin de son écran, une icône animée représentait un personnage devant une porte. Sam sembla très irrité par ceci.

Sam : PAUSE !

L’écran ralentit puis se figea.

Sam : Caméra d’entrée.

L’icône au coin vint se mettre au centre de l’écran et l’image du dragon fut remplacée par le visage d’un jeune homme ayant à peu prés l’âge de Sam.

Sam (dégoûté) : Drew…
Drew (à travers l’écran) Tu vas m’ouvrir à la fin ?
Sam (A l’écran) : Ouvre !

Quelques minutes plus tard, dans la cuisine, Sam servait un jus à Drew.

Drew : Pourquoi tu n’as jamais de bière ?
Sam : Parce que je ne bois pas.
Drew : Ce n’est pas une raison, tu devrais toujours avoir un paquet de bière pour tes potes.
Sam : Je n’ai pas de potes.
Drew : T’as moi !
Sam : Hélas oui. Et tu peux me dire maintenant pourquoi t’es venu me déranger à dix heures du soir pendant que je regardais mon DV3D ?
Drew : Et bien, c’est assez gênant à dire en fait, mais…
Sam : Combien il te faut ?
Drew : 500, mais je te rembourse dés que je touche ma paie.
Sam : Et le reste ?
Drew : Bien sûr, je te rend les 500, et le reste.
Sam : Drew, ça ne me dérange pas du tout de te prêter de l’argent, mais je ne serais pas là éternellement pour te dépanner, il va falloir que tu apprennes à être beaucoup plus économe.
Drew : Ouais, mais en même temps je ne suis qu’un bibliothécaire.
Sam : Et moi je ne suis qu’un rédacteur dans un magazine local. On touche à peu prés le même salaire, alors pourquoi est-ce que moi j’ai un appart et toi tu vis encore en colocation ?
Drew : Moi je sors Sam ! Toi tes dépenses se limitent à tes DV3D, tu ne vas même pas au cinéma.

Sam ne répondit pas, il prit un chiffon et essuya un peu de jus que Drew avait fait tomber sur la table de marbre.

Sam : Active ton Bluetooth.
Drew (Relevant la manche de sa chemise et brandissant sa montre) C’est déjà fait !

Sam fit des manipulations sur l’écran tactile de sa montre. Quelques secondes et celui de Drew s’alluma.

Drew (Content) : Vous avez reçu 500 dollars ! T’es un amour Sam, je te revaudrais ça !
Sam : Ouais, comme à chaque fois…
Drew : Je te laisse avec Bilbon, moi j’ai tout un paquet de filles qui n’attendent que moi !

Cette dernière phrase raisonna dans la tête de Sam comme un écho interminable : « que moi…que moi…un paquet de filles…je te laisse avec Bilbon…un paquet de filles…un paquet de filles…que moi…que moi…que moi… »
Il était toujours dans le motel d’Harold. Il était assis devant une petite table, bien en face de la fenêtre. Les lueurs de l’après-midi filtraient à travers les stores baissés. Il y avait trois bloc-notes sur la table, tous de la même marque. Un quatrième était ouvert, quelques lignes y étaient écrites, et Sam était là avec son stylo, perdu dans ses pensées. Il fût tiré de ses rêveries par un toc toc sur sa porte.

Sam : Entrez !

Harold ouvrit la porte et pénétra dans la pièce, il s’installa sur le lit.

Harold : Ils les libèrent aujourd’hui.
Sam : Les revenants ?
Harold : Qui d’autre ? Ils ont décidé de les faire sortir de la quarantaine. Ils vont tous retrouver leurs familles, enfin du moins ceux qui ont encore de la famille. J’ai entendu dire qu’il y’en a qui ont disparu en 1950, tu te rends compte ? Si le gars avait 18 ans à l’époque, alors sa petite ami en a 68 aujourd’hui…

Harold éclata de rire. Sam eut juste un petit sourire.

Harold : T’es toujours avec tes carnets ? Toujours rien ?
Sam : J’essai, je note tout ce dont je me souviens, peut-être finirais-je par avoir des indices.
Harold : Ouais… (Il semblait un peu gêné)…écoute Sam…si ça ne tenait qu’à moi, tu aurais pu rester ici autant que tu voulais, mais…
Sam (D’un air entendu) : Ton père veut que je m’en aille ?
Harold : Ce n’est pas comme ça…
Sam : Non, tu n’as pas à t’excuser ni à m’expliquer, vous avez été déjà trop généreux avec moi, vous m’avez laissé ici, donné une chambre, offert un petit job et vous m’avez couvert même si vous ne saviez rien sur moi. Je suis fort en calcul et je sais que tout ce que je fais comme boulot ne rembourse pas six semaines de séjour ici…
Harold : Je te jure que ça n’a rien à avoir avec ça… c’est…
Sam : Ce n’est pas la peine de te justifier Harold. A votre place j’aurais fais la même chose. Et puis il est temps pour moi de reprendre ma vie en main. D’ailleurs, j’ai une piste…
Harold : C’est vrai ?
Sam : Oui, et j’y vais dés demain.

Une semaine plus tard, Sam sortait d’un métro. Il sentit son cœur battre tout en remontant les marches pour retourner à la surface. Il ressentit à nouveau son estomac se resserrer. Il n’avait pas éprouvé cette sensation d’angoisse depuis quelques jours, mais maintenant qu’il était au Wisconsin et qu’il partait chez lui, il craignait toutes sortes de surprises. Mais quoi de plus surprenant que ce qui lui était déjà arrivé ? Il y a à peine deux mois, il était en 2029 en train de regarder un film, et aujourd’hui, il est dans le passé, en 2004, après avoir été ramené dans une boule de lumière avec 4400 personnes. Mais son cas était unique, les autres sont tous apparus sur la plage ensemble, tandis que lui avait été éjecté de la boule un peu plus loin que les autres… Accident ? Coïncidence ? Les aliens ont il prévu ça ?

Pendant que le taxi l’emmenait vers Madison, il réfléchissait.

Sam : Je ne sais même pas ce que je viens chercher à Madison. Si je suis bel et bien en Août 2004, c’est que je ne suis pas encore né. Et je ne peux même pas vérifier tout de suite ma naissance puisque mes parents sont actuellement en Angleterre et qu’ils vont faire toute l’Europe pendant les 5 ans à venir. Mais il faut que je m’assure d’une chose, que la Madison du futur a bel et bien émergé de ce présent dans lequel je suis, ça sera déjà au moins un point d’acquis.

Le taxi le déposa en plein centre de Madison, et l’expression de son visage montrait qu’il se sentait chez lui. Il alla directement à la grande bibliothèque et constata qu’à part le système informatique, rien n’était bien différent. Il discuta un peu avec l’une des bibliothécaires, une charmante jeune blonde à peine plus âgée que lui.

Sam : Bonjour mademoiselle, puis-je vous poser une question ?
Biblio : Mais bien sur, je suis là pour ça non ?
Sam : Alors voilà, est-ce que les gérants de la bibliothèque ont-il prévu de faire une restauration des anciens livres dans l’aile A2 ?

La bibliothécaire le regarda avec un air blasé tout en essayant de garder un sourire courtois.

Biblio : Et bien…votre question est assez précise je dois l’admettre…mais vous savez, je suis mal placée pour vous renseigner…des restaurations sont prévues assez régulièrement et…
Sam : Non, les livres de l’aile A2 sont tous issues d’anciens monastères d’Europe, et à cette date là, le conseil n’a pas encore décidé entre les restaurer et les ouvrir au public ou les léguer au musée de l’art médiéval de Brooklyn. Mais le conseil va prendre une décision certes, et moi je sais quand, mais vous, est-ce que vous le savez ?

Cette fois-ci, la pauvre jeune femme n’était plus sûre si elle devait continuer à garder son sourire.

Biblio : Et bien…si vous savez…renseignez moi ! dit elle en rigolant.

Sam n’avait aucune envie de rigoler. Et il se rendait compte qu’il s’y prenait très mal. Il décida d’adopter une approche différente, mais à ce moment, un truc bizarre se produisit, il se sentit comme aspiré par le sol, il se trouva dans un noir absolu, sans pouvoir ni respirer ni bouger, puis il se trouva dans la rue, dehors. Il était en train de marcher mais il n’avait aucun contrôle sur lui-même. Il avait une vision très floue de son entourage. Il leva la tête vers le ciel et vit qu’il longeait la bibliothèque. Suspendus à une nacelle, deux ouvriers étaient en train de nettoyer les vitres. Il continua de marcher, toujours sans pouvoir contrôler ses gestes, puis il se sentit à nouveau aspiré par le sol, et il se retrouva encore une fois devant la bibliothécaire. Tout ceci n’avait duré que trois ou quatre secondes. La jeune fille le regardait avec curiosité.

Bibliothécaire : Tout va bien ?

Sam secoua un peu sa tête.

Sam : Oui, tout va…

Il ne termina pas sa phrase, il regarda vers sa gauche, du côté des vitres. Deux ouvriers étaient en train de nettoyer le verre, suspendus à une nacelle. Les deux hommes discutaient en travaillant, et la nacelle vacilla légèrement. Un vacillement que seul l’un d’eux remarqua, mais sans trop y prêter attention. Seul l’un d’eux, en plus de Sam.

Bibliothécaire : Vous êtes sûrs que…
Sam (D’un air paniqué) : Excusez-moi, je dois y aller.

Il se mit à courir dans l’autre sens. La réception de la bibliothèque était au premier. Il descendit en quelques secondes les deux séries de marches qui menaient au rez-de-chaussée, aboutit au grand hall, bouscula quelques personnes, sortit par la grande porte, et sans s’arrêter, il contourna la bibliothèque, arrivant ainsi là où il s’était trouvé dans sa vision il y avait à peine quelques secondes. Il vit la nacelle, et il vit que l’un de ses câbles venait de se détacher, et que juste en dessous, un jeune garçon était en train de marcher, la tête baissée. Il courût de toutes ses forces, il parcourut 50 mètres en quelques secondes, et une fois arrivé au niveau du jeune homme, il sauta sur lui sans réfléchir, le plaquant au sol. Le jeune homme ne comprit pas le sens de cette agression, à peine put-il relever la tête qu’il entendit un énorme fracas. A quelques centimètres d’eux, la nacelle venait de s’écraser sur le sol. Sam releva la tête vers les deux ouvriers, ils étaient tous les deux accrochés au balcon. Plusieurs passants s’arrêtèrent, une voiture freina, et un policier accourut.
Le jeune homme que Sam venait de sauver était un adolescent, il devait avoir 16 ou 17 ans. Il regarda Sam puis la nacelle écrasée.

Le garçon : Vous…vous venez de…me sauver la vie ?
Sam (Regardant à son tour la nacelle) : On dirait…

Une demi heure plus tard, Sam était debout dans un spacieux salon très design. Il regardait un étrange bibelot en verre posé sur une étagère. Sam ne savait pas ce que ça représentait exactement, mais on aurait dit la fusion entre un cygne et un serpent.

« C’est Quetzacoatl ».

Sam se retourna, le jeune garçon venait vers lui avec deux bols de café. Il lui en tendit un.

Le garçon : C’est une créature de la mythologie aztèque.
Sam : Ah oui, je me disais bien avoir déjà vu ça quelque part. J’ai déjà créé une énigme basée sur les divinités mythologiques, et j’avais mit une photo de Questzacoatl, c’est un serpent ailé c’est ça ?
Le garçon : Tout à fait. Tu ne veux pas t’asseoir ?
Sam : Oui, merci

Ils s’installèrent sur un divan très confortable, d’une couleur orangée.

Sam : Merci pour le café…Wes c’est ça ?
Wes : Ouais, Wes Colvin, vous ne semblez pas être fort pour retenir les noms.
Sam : Je ne retiens pas grand-chose ces derniers temps…tu habites seul ici ?
Wes : Oui…mes parents sont…morts.
Sam : Je suis désolé.
Wes : T’as pas à l’être, c’est bizarre mais je n’éprouve aucune tristesse…faut dire qu’ils sont morts depuis trop longtemps…1980.
Sam (Intrigué) : Mais…tu n’as que 17 ans non ? Comment ça se fait que tes parents…
Wes (Fixant Sam) : Je suis l’un des 4400.


Sam resta un long moment à le fixer, il était sous le choc de cette révélation. Est-ce une coïncidence ?

Wes (Un peu apeuré) : Tu m’as semblé digne de confiance, c’est pour ça que j’ai pas hésité…
Sam : Non, non, crois moi, ça ne me pose aucun problème…c’est juste que je suis très…étonné.
Wes : J’ai été enlevé en 1973. J’étais dans mon lycée, seul dans la salle de biologie. Et puis je me suis retrouvé au bord d’un lac avec 4399 autres personnes. En revenant ici, j’ai découvert que mes parents sont morts dans un accident de voiture, quelques années après mon départ, et qu’ils m’ont légué toute leur fortune, de quoi vivre comme un roi pour le restant de mes jours. Mais je n’ai aucun autre parent, toute ma famille est en Europe, et le peu d’amis que j’avais à l’époque sont maintenant mariés avec des enfants…
Sam : Waw…je…je ne sait vraiment pas quoi dire.
Wes : En tout cas, merci de m’avoir sauvé la vie, si t’avais pas été là, je serais sans doute en morceaux à l’heure qu’il est.
Sam : C’est rien, j’ai juste été au bon moment au bon endroit.
Wes : Et t’as eu surtout le bon réflexe.

Il y eut un petit silence, perturbée uniquement par le tic tac d’une horloge.

Sam : Ecoutes Wes…à mon tour d’être honnête avec toi. Je fais moi aussi partie des 4400.

Wes semblait en même temps étonné, mais surtout incrédule face à cette révélation. Il regarda Sam avec curiosité.

Wes : Ah bon ?
Sam : Oui.
Wes : Pourtant…je ne t’ai jamais aperçu en quarantaine.
Sam (Etonné) : Tu te souviens de tout ceux qui étaient en quarantaine ?
Wes : Oui, je leur ai presque tous parlé, je voulais voir s’il y’en avait parmi eux qui étaient de mon époque et aussi des environs du Wisconsin.
Sam : Et bien, si tu ne m’as pas repéré en quarantaine, c’est parce que je n’y était pas…je suis revenu au même moment que les 4400, mais pas au même endroit.
Wes (Sceptique) : J’ai du mal à te suivre…
Sam : J’ai moi-même du mal à comprendre…c’est vraiment tordu, même avec tout cette affaire, mon cas est vraiment unique.
Wes : Et…tu viens de quelle année ?

Sam ne s’attendait pas à cette question. Il regarda Wes droit dans les yeux.

Sam : Est-ce qu’on peut sortir ? J’ai envie d’un peu d’air frais.

Deux heures plus tard. Sam était dans un parc, assis sur un banc, pendant que Wes était debout, à deux mettre de lui.

Wes : Toute cette histoire à l’air tellement…
Sam : Incroyable ? Qu’est-ce qui l’est dans le retour des 4400 en général ?
Wes : Oui mais…je veux dire, pourquoi est-ce qu’ils envoient quelqu’un du futur…
Sam : C’est ce que je n’arrive pas à comprendre. Et si seulement j’avais en ma possession des informations fracassante. Les 25 années que j’ai vécu n’ont pas apporté un changement fulgurant au monde. Il n’y a eu aucune guerre, aucune libération, aucune nouvelle religion, aucune menace venue de l’espace, aucun météorite…à part l’avancement des technologies de communication, et la profusion des multinationales, rien n’a vraiment bouleversé le monde, bref, rien que les humains n’aient pu prévoir. En tout cas, même si quelque chose de révolutionnaire a pu avoir lieu, je n’en suis pas au courant.
Wes : Et bien, si je n’étais pas revenu il y’a deux mois dans une boule de lumière, j’aurais vraiment eu du mal à te croire…mais…j’ai une question qui m’est venue presque spontanément.
Sam : Laquelle ?
Wes : Le fait que tu m’ai sauvé, je veux dire…la façon dont tu l’as fait…est-ce que ça a un quelconque rapport ?

Sam sembla lui-même réfléchir à cette question. Si il a sauvé Wes, c’est parce qu’il avait eu une sorte de vision qui l’avait guidé. Mais il jugea qu’il n’était pas encore temps d’en parler, ça pouvait être une coïncidence…

Sam : Non…je ne vois pas de rapport…
Wes : Et maintenant ? Que compte tu faire ?
Sam : Je suis venu à Madison pour vérifier certaines choses, et c’est fait. Tu te souviens de l’appart qu’on a visité tout à l’heure ? Dans le futur, ça sera mon appart, et la vieille dame qu’on a vue c’est la mère d’une nana qui va me le louer. Ils existent bel et bien, donc mon futur existe, je viens bel et bien du futur.
Wes : Mais dans le futur duquel tu viens, il n’y a pas de 4400…
Sam : Non. Mais quoiqu’il en soit, maintenant que j’ai vérifié ce que je voulais, j’ai l’intention de revenir à Seattle. Il n’y a quel là-bas que je peux trouver des réponses. Et puis si j’ai la chance de refaire ma vie, autant commencer dans un nouvel endroit non ?
Wes (Souriant) : T’as sans doute raison. Je te souhaite bonne chance, et vu que tu m’as sauvé la vie, n’hésite surtout pas à me demander de l’aide si t’en as besoin. Tu pars quand ?
Sam : Dés demain.
Wes : Et où compte tu passer la nuit ?
Sam : Je vais me trouver un hôtel.
Wes : C’est ça ta façon de ne pas hésiter à me demander quoique ce soit ?
Sam : Comment ?
Wes : Allez, amène toi, je n’ai peut-être pas assez d’argent pour loger tout les 4400, mais je peux bien loger le 4401.
Sam (Confus) : Euh…ok, ça marche.


La musique suivante accompagne les scènes qui suivent, vous pouvez écouter un extrait plus bas dans cette page :
The Jayhawks – All the right reasons



Wes offrit à Sam l’une des pièces de son appart, elle était aussi confortable et somptueuse qu’une chambre d’hôtel. Ils se souhaitèrent bonne nuit et Wes reparti vers sa chambre. Sam sortit l’un de ses carnets et se mit à rédiger les évènements de la journée. Il fit notamment un dessin représentant les différentes étapes du sauvetage de Wes. Il s’étendit ensuite sur le lit, fixa le plafond et se laissa emporter par son imagination. Il passa une grande partie de la nuit à réfléchir. Les évènements de la journée avaient amplifié le mystère autour de son cas. Et si le fait de se trouver dans cet endroit à ce moment là n’était pas une coïncidence ? Les personnes qui l’avait enlevé semblait avoir une maîtrise dans le temps, ils l’avaient peut-être fait venir du futur uniquement pour sauver Wes ce jour là…il finit par s’endormir.
Il se réveilla très tôt, Wes semblait dormir profondément dans sa chambre, il ne voulut pas le déranger. Il prépara donc ses affaires, rédigea un petit mot qu’il déposa sur une table, puis quitta l’appartement. Au moment où il ferma la porte, Wes ouvrit ses yeux.

Une heure plus tard, Sam était assis sur un banc, attendant le métro. Il ne sentit pas que quelqu’un venait de s’asseoir à côté de lui que lorsque ce dernier lui parla.

Wes : T’as rien volé au moins ?
Sam (Sursautant) : Wes !? Mais…qu’est-ce que ? …de quoi tu… ?
Wes : La façon dont t’es « esquivé », je me suis dit que t’as peut-être volé un truc. Mais je sais bien que non.
Sam : Ai-je plutôt « oublié » quelque chose ?
Wes : Non, mais j’ai passé la nuit à réfléchir, et je me suis dit que ça ne me servira à rien de rester dans cet endroit qui ne me dit plus rien. Tu l’as toi-même dit, nous sommes revenus à Seattle, et c’est là-bas que se trouvent les réponses.
Sam : Tu vas venir ?
Wes : ON va y aller, et sûrement pas en métro. Viens, j’ai déjà fait les réservations.

Il brandit deux billets d’avion.

Sam : Oh…je…je ne sais pas si je devrais…
Wes : Tu m’as sauvé la vie Sam, alors oui « tu devras ». Je suis sûr que le voyage par métro, bus, stop, et tout ça doit être très instructif, mais je suis sûr que le fait de l’avoir fait une fois as dû être suffisant pour toi non ?
Sam (Se levant) : En effet.

Le soir même, Sam et Wes arrivaient au Paradise Motel, celui de Harold. Wes avait offert de partir vers un hôtel plus luxueux, mais Sam voulait d’abord faire une halte chez Harold pour récupérer quelque chose. Harold fût ravi de le voir, il lui tendit trois lettres.

Wes : C’est quoi ?
Sam : J’ai écrit des lettres à certaines personnes pour vérifier des choses. Je commence à recevoir des réponses. Bon, celle-là est de Brad Geoffrey, le futur créateur de mon magazine, ah, voilà, celle-ci est de Samantha Bradford, c’est-à-dire ma mère.

Il décacheta la lettre avec l’amusement d’un enfant qui découvre son cadeau de Noël. Il la lut avec avidité, mais l’expression de son visage vira rapidement au tragique. Wes s’inquiéta. Sam semblait incrédule, il mit la lettre de côté et prit la troisième lettre, il la décacheta avec nervosité et la lut, il en fût anéanti.

Wes : Qu’y a-t-il ?
Sam : Mes parents…mes parents n’existent pas…ma mère n’a jamais habité à cette adresse…et mon père est mort…je ne vais jamais naître dans ce monde.

[Effet sonore fin épisode des 4400]




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Ecrit par humana 

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